La fin du web tel que nous arrivons enfin à le comprendre

En voilà un titre pompeux … Et pourtant, c’est le fruit de beaucoup de lectures actuelles. Je me lance dans l’écriture d’un article que je souhaite compléter avec vous, une écriture à plusieurs mains. Vous m’aidez ?

Comment le web peut-il espérer perdurer en ces temps difficiles face à un Internet grandissant et omniprésent ? En une seule phrase, j’ai déjà positionné deux concepts radicalement différents et pourtant si complémentaires. Qu’est-ce que le web et qu’est-ce qu’Internet ? Quelles sont les liaisons entre ces deux termes ?

Internet est une infrastructure, un réseau massif de millions d’ordinateurs connectés de façon à pouvoir communiquer entre eux. Les informations voyagent à travers différents canaux appelés protocoles.

Le web est un moyen d’accéder à l’information, il utilise l’un des protocoles de l’Internet : le HTTP. Celui-ci permet aux applications de communiquer dans le but d’échanger des informations (via des navigateurs par exemple).

L’Internet n’est donc pas le web, et le web n’est qu’une partie de l’Internet. C’est une différence majeure à retenir, et pour cause, c’est la raison principale d’une confusion constatée très fréquemment. Les deux termes ne sont pas des synonymes et ont des portées différentes. C’est pourquoi le web peut disparaitre, pas Internet.

Avec l’arrivée des nouveaux supports d’accès à Internet, le web classique via un clavier et une souris est voué à se transformer. L’abondance technologique modifie notre perception de l’information, de sa création à sa modification.

Si nous faisons un bref saut dans le passé, je peux vous proposer une simplification de l’histoire de l’Internet en 3 points.

  1. Hier : le web comme plateforme d’accès à Internet via un ordinateur.
  2. Aujourd’hui : Internet accessible via plusieurs plateformes – ordinateurs, smartphones et tablettes.
  3. Demain : l’Internet surconnecté via les plateformes d’aujourd’hui et les innovations de la médecine, de l’ergonomie à la maison, des voitures connectées et de tout objet pouvant être « intelligent« .

On peut voir que les moyens d’accès se multiplient mais que l’information est systématiquement stockée au même endroit, tout simplement parceque l’évolution technologique s’est concentrée sur les outils d’accès et non au stockage.

Le mot-clés de l’évolution numérique est la convergence. Le cloud est l’une des solutions trouvées pour rendre accessible à toute plateforme l’information. Le web via un ordinateur va disparaitre tout simplement parceque l’ordinateur lui-même s’en retrouve totalement modifié.

Il est déjà bien loin le temps de la tour grise, écran cathodique et modem 56K (avec forfait 50h AOL par exemple). L’ordinateur individuel deviens majoritairement portable : soit un laptop classique, soit les netbook et notebook.

« The web is dead. Long live the Internet » disait Chris Anderson (rédacteur en chef de Wired) le 17 aout 2010. À l’époque je voyais à peine ce que celui-ci sous-entendais : la fin d’un moyen d’accès à l’information.

Les habitudes de consommation des internautes ont changées, de l’information statique sur une page en HTML brute, celui-ci veut maintenant du multimédia temps réel. Et à qui doit-on cela ? Aux médias ? À la publicité ?

Aux réseaux sociaux. Facebook, Twitter et Foursquare en tête, ils ont réussi à bouleverser les habitudes de consommation et d’interaction avec l’environnement classique de consommation.

L’arrivée de l’HTC Chacha a été comme une révélation de la place que prennent les réseaux sociaux dans la vie des individus. Combien de demande d’ajout sur Facebook, Viadéo ou LinkedIn recevez-vous après un salon, une soirée ou un meeting ? Avez-vous pris le reflexe de googliser vos candidats ou collègues ?

Dans le domaine de la publicité, un nombre important de changements sont intervenus depuis le début de l’année 2011 : les URL à la télévision, les publicités Google ou eBay, les QR-Code dans les magazines, la réalité augmenté dans votre 20 minutes, faire ses courses dans le métro, les podcasts vidéos de nos amis Cyprien ou Norman …

Ce n’est pas tout, le secteur des transports est également touché par ce bond technologique : localisation GPS dans le bus, les pass de métro sur les smartphones, les billets d’avion électronique, le m-commerce en général …

Rendre accessible via les réseaux sociaux cette quantité d’information sur des supports aussi différents et complémentaire est le nouvel enjeu des pro du web. C’est l’une des reconversions que ceux-ci doivent anticiper et appliquer.

La réalisation de site Internet accessibles uniquement sur ordinateur est une pratique à bannir, il faut encourager l’accessibilité à outrance de l’information générée. Par des boutons de partage, par des astuces techniques, par un formatage de l’information, par une rédaction optimisée, … La révolution du travail des web agency est à prévoir rapidement.

Le community management est un premier pas vers la diffusion et le traitement efficace de l’information. Il est question de séparer les rôles : l’information et le stockage de celle-ci. Comment arriverons-nous à concilier les deux dans un monde numérique si vaste et si profond ? Les récents changements de position de Google sont des étapes annonciatrices de révolution numérique au global : à la fois via un ordinateur en consommation classique (via les Chromebook) et sur terminal mobile (via Android). Apple contre-attaquera en fin d’année avec les annonces d’iPhone 5 et d’iPad 3, même si la guerre du terminal a commencé avec la sortie de OS X Lion.

Auparavant, la guerre de l’information ne se faisait que sur l’accès à celle-ci, désormais il faudra prendre en compte son accès unifié et les solutions technologiques florissantes. Est-ce une évolution ou révolution technologique ? Chez certains, le débat est lancé.

Le web va-t-il réellement mourir ? Évidemment non, nous avons toujours la presse papier malgré sa mort annoncée, nous avons toujours des régions sans ADSL, le morse est encore utile, la carte postale fait toujours des ravages, des centaines d’arbres meurent toujours à cause du fax, … Le web ne meure pas, mais se transforme. Et c’est de cette transformation qu’il faut discuter.

J’ai encore des idées sur le sujet, quelques innovations à vous proposer, des principes à évoquer. Mais avant tout j’aimerai avoir votre retour sur ces lignes. Je vous invite à travailler ensemble sur la question, afin de modifier nos habitudes et prévoir les évolutions de la communication 3.0.

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5 Réponses

  1. Benjamin dit :

    La fin du web comme tu l’entends (pour la partie publicité) n’est pas arrivée de si tôt !
    En terme d’usage on voit que le QR Code n’est utilisé majoritairement qu’au japon (cf le supermarché dans le métro), en france, depuis 3-4 ans on dit « La QR code va révolutionner les usages » j’ai tendance à penser que c’en est de même pour la réalité augmenté…

    Des technologies florissantes qui ne rencontrent pas leur public final (réalité augmenté, QR Code ou bien des services G+ qui finalement « n’est pas si bien que ça » etc..)

    Benjamin

  1. 2 septembre 2011

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  2. 17 novembre 2011

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  3. 27 décembre 2011

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  4. 11 janvier 2012

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