Le métier de Community Manager est un métier ingrat. Dur. Éprouvant. Facile. Tiens, j’ai réussi à me contredire dès la première ligne de l’article. C’est pourtant un fait bien réel.

Le principal défaut de cette profession ? L’égo tentant de prendre le dessus.

En discutant régulièrement avec de nombreux amis CM, avec des consommateurs qui correspondent avec eux, en prenant moi-même la parole pour certaines marques; j’ai pu remarquer une chose terriblement effrayante.

A certains moment, quelques gestionnaires de communautés se prennent pour les maîtres de l’univers.

Qui n’a jamais entendu (ou lu) : « J’ai du pouvoir moi, je dirige des milliers de personnes sur ma page fan ! »

C’est ce type de phrase qui me fait peur. Le manque de recul et d’humilité. Il faut relativiser chaque situation, chaque poste, chaque action. Être médiateur d’une communauté ne signifie pas la diriger, mais la guider. On tombe trop souvent sous le joug de celui qui souhaite être le boss et non le leader.

Un boss n'est pas un leader

Encore que … Avoir une personne dédiée pour guider une communauté peut devenir une hérésie.

Bon nombre de pages fans sont gérées par les fans eux-mêmes. Ce qui est assez drôle (et pathétique sous certains angles) est que l’auto-gestion d’une communauté s’avère être l’un des buts des réseaux sociaux. Le pouvoir de se réunir par / pour des individus, sans nivellement, sans hiérarchie, sans relation de supériorité. Une place pour se retrouver et partager : une agora 2.0.

Encore un article pour troller ? Pas forcément.

Dans les fils de discussions d’articles sur la pénibilité du travail de CM, on peut parfois y avoir une description d’un métier harassant, compliqué et nécessitant un travail immense.

Ce peut être vrai. Si c’est le cas, c’est que la personne en charge a mal préparée ses différentes tâches à accomplir.

L’animation de communauté entre dans une réflexion globale de communication et n’est pas juste un axe supplémentaire.

Elle n’est plus facultative, et doit faire partie d’un tout.

Parmi les premiers documents à produire avant de poster un statut, il y a une charte à établir, une identité à revêtir, un état d’esprit à acquérir.

N’importe qui peut devenir community manager. Ce qui fait la différence, c’est le recul que ce dernier peut avoir sur son quotidien.

Un CM n’est pas le maître du monde, il n’en est qu’un rouage, tout comme Madame Michu. Il dispose simplement de plus d’informations sur la marque / le service / le produit.

Il se doit de rester humain. C’est là qu’est la réelle difficulté de ce métier.