Après avoir eu le retour du groupe Jamaica sur leur utilisation et leur ressenti concernant les médias sociaux dans le domaine de la musique, c’est au tour du magazine Les Inrocks avec Abigail Aïnouz qui a subi mes quelques questions ;-)

Faisons simple, avec Abi’, cela fait plusieurs fois que nous nous croisons et discutons musique. Que ce soit chez Les Inrocks ou en tournée Sosh pour LesInrocksLab (dont une session se déroule ce jeudi 17 avril !), nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des choses à dire sur l’aspect social média pour les artistes.

Plutôt que de monopoliser la parole, je vais vous laisser découvrir l’interview par vous même. N’hésitez pas à passer la voir demain au Grand Mix :-)

Abigail Ainouz - Les Inrocks

Merci Abigail d’avoir accepté de subir cette petite interview autour de l’utilisation des réseaux sociaux en tant que journaliste et pour Les Inrocks.

Nous sommes en contact depuis pas mal de temps maintenant, et j’avoue que tu as une actualité importante sur Twitter au niveau chroniques et bons plans musicaux. Comment fais-tu pour trouver le temps de tout faire ?!

Je suis comme Hermione Granger, j’ai la faculté d’arrêter le temps haha. Non sans rire, comme c’est une vraie passion pour moi, j’ai pas l’impression de bosser, je fais ça avec envie et entrain.

Tu es une journaliste multi-casquette, à la fois côté jeunes talents et artistes déjà connus, comment tu te définirais auprès de ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je suis responsable éditoriale de cette merveilleuse plateforme musicale et concours « Sosh aime les Inrocks Lab ». A côté de ça, je suis journalistes aux inrocks, spécialisée dans les Kids, les jeunes pousses made in France. Je couvre des festivals, concerts notamment…Et quand il me reste du temps, je m’occupe du community management du journal. Pfiou !

Être présente et communiquer sur les réseaux sociaux ça représente quoi pour toi ? Une nécessité ou un plaisir ?

C’est un plaisir. J’ai commencé blogueuse, et je le reste dans l’âme. Je trouve ça génial de pouvoir parler à son public, à ses internautes ou lecteurs via Twitter / Facebook. Après c’est à double tranchant, les réponses peuvent parfois être assez assassines, mais bon, il faut prendre du recul. Après tout nous sommes un magazine critique et marginal, donc c’est bien normal qu’on s’en prenne plein la figure de temps en temps.

Depuis quand travailles-tu dans ce domaine ? Tu te rappelles du premier groupe dont tu as fait un article ?

Je suis aux Inrocks depuis 4 ans et demi. Je me rappelle que j’ai écrit sur OH TIGER MOUNTAIN, mon premier article dans le magazine.

Le chanteur Matthieu m’avait remercié personnellement en me précisant « mes parents vont être si fiers de moi » et je crois que je lui ai répondu « moi aussi ! ».

Pas mal d’artistes commencent tout doucement à se mettre à Facebook, Twitter et Youtube. Quelles plateformes utilises-tu le plus pour découvrir des artistes à suivre ?

Facebook assurément ! ça canalise un peu toutes les infos et actus des groupes…

YouTube et Soundcloud sont deux plateformes où on peut retrouver de nombreuses productions. Y-a-t-il une raison particulière au succès de ce type de diffusion selon toi ?

Soundcloud, c’est une plateforme idéale pour mettre ses morceaux en ligne gratuitement, et voir la réaction immédiate du public (commentaires, like). C’est devenu un vrai réseau social avec une timeline ces derniers temps, formidable comme dirait l’autre !

YouTube, c’est l’instrument majeur ! On ne peut pas décoller dans l’industrie du disque sans un bon vieux Clip qui tue. Et YouTube, c’est le réseau social idéal pour le diffuser.

Quelle bonne pratique donnerais-tu aux groupes qui souhaitent avoir une chronique chez les Inrocks ?

Oh la la ! ça dépend du journaliste qui doit l’écrire. Chacun a son pot de vin personnel. (rires) Pour moi ça sera, un chaton tigré et des stickers (rires).

Du coup, je vais te poser la même question qu’à Jamaica & le prochain artiste qui finalise son interview (teasing teasing) : selon toi, la distribution numérique est la solution idéale pour contrer le piratage ?

Oui et non. Le piratage est devenu incontrôlable…

La distribution numérique va séduire un certain publique, mais les plus fauchés ou les plus filous continueront de télécharger illégalement. Cela dit, l’industrie a trouvé d’autres moyens de gagner de l’argent : les concerts, les objets (disque vinyle ou K7 collector…), les DVDs (concerts live…).

Au quotidien et en tournée pour les InrocksLab, comment utilises-tu ton smartphone ? Accro à Instagram ? A Foursquare ?

Au quotidien, je suis plutôt accro à mon ordinateur ; j’ai accès à tous les réseaux sociaux depuis ce terminal-là. Tweedeck, Facebook, Google+.

Sur les tournées des auditions « sosh aime les inrocks lab », Twitter reste le plus cool de tous, on partage en direct tout ce qui se passe : les concerts, les bribes d’interviews, les aventures de la team inrocks lab… Je me suis lassée de Instagram, et je ne parle même pas de Foursquare (hasbeen !).

Côté perso, avant je trouvais ça cool de partager à gogo, et maintenant ma devise ça serait plutôt : c’est TROP cool de se préserver ! :-)

As-tu remarquée des projets résolument innovants ces derniers temps au niveau de l’utilisation de tablettes sur scènes par exemple ?

A certains concerts, j’ai reconnu des tablettes (iPad…) dans le public pour prendre des photos ou vidéo, ça faisait rire tellement c’est inapproprié selon moi.. beaucoup trop lourd et massif.

Quelles sont les sorties de 2014 que tu conseillerais d’écouter ?

Lucius : un groupe américain que j’écoute en boucle depuis quelques semaines. Leur nouveau album « wildwomen » est la bande son idéal pour partir en weekend !

En prime, quelques morceaux choisis par Abi’ :