Il y a quelque temps, je m’étais fait la promesse de reprendre la rédaction d’article simple à propos de grandes questions du web. Vous savez, un peu comme un traducteur spécialisé « nouvelles technologies pour ma grand-mère« .

Dans ma longue liste d’articles à écrire, j’en avais un qui traitait de 100 façons différentes la problématique des noms de domaines. Car oui, c’est mine de rien un point bien souvent mal-compris.

Entre les extensions, la méthode de location, le but final, les alternatives, le dark web (ouhhhhh) et la configuration en elle-même … ça en faisait des choses à écrire. Mais autant reprendre depuis le début : faire simple.

Un nom de domaine c’est quoi ?

Un nom de domaine est un « masque » sur une adresse IP, cette dernière étant l’adresse virtuelle d’une machine sur laquelle vous avez un serveur qui permet d’afficher le rendu d’un script. Voilà une définition bien barbare mais qui tient la route.

Le NDD (son surnom) permet d’accéder à un contenu rapidement sans avoir à retenir un ensemble de chiffres pour tomber sur une page précise. Vous pouvez aussi l’imaginer comme un alias / surnom / raccourci vers un contenu.

Vous n’achetez pas un nom de domaine, vous le louez.

C’est l’une des confusions les plus répandues, il n’est pas possible de devenir vraiment propriétaire d’un nom de domaine. Il faut le voir comme un bien en location sur lequel vous avez votre nom sur le bail avec le propriétaire. Ou mieux, comme un contrat à durée déterminée qui a la possibilité d’être renouvelé ou rompu si les conditions du contrat ne sont pas respectés.

Vous avez en fait un droit d’utilisation (exploitation diront certains) sur une durée allant de 1 an à 10 ans maximum, que vous renouvelez quand vous le souhaitez.

L’utilisation du verbe « acheter » est un abus de langage dont il faut se méfier. Si vous oubliez de renouveler le NDD, n’importe qui peut venir le louer à votre place. Vous n’aurez plus la main dessus.

Soyez attentif aux alertes d’expiration.

Chaque nom de domaine est différent, mais il y a toujours des alertes qui vous seront envoyées pour vous rappeler qu’il faut passer à la caisse pour louer de nouveau votre droit d’exploitation. Selon le pays émetteur de l’extension souscrite (.fr / .com / .io / …) les alertes peuvent varier.

Mais très souvent, ça se passe à 30 jours avant fin de votre contrat de location. Dans le doute, mettez-vous une alerte dans votre agenda quand vous souscrivez un contrat d’utilisation d’un nom de domaine.

Assez généralement, vous avez quand même une période pouvant aller jusqu’à 30 jours après fin de contrat pour récupérer le nom de domaine si vous avez oubliés de le renouveler. Mais attention, ce n’est pas une vérité absolue.

Prenez de l’avance et soyez tranquile

Que votre nom de domaine expire dans 1 ou 10 ans, cela n’a aucun impact sur le référencement de votre site web. Et oui ! Du coup, prenez-le pour plusieurs années en une fois, ça vous évitera bien des tracas.

Nom de domaine et dark web

J’en parle rapidement ici car il y a très souvent une mauvaise interprétation du « dark web ». Différent du « deep web » cette partie des Internets est celle accessible via un navigateur spécifique. Il s’agit d’un ensemble de réseaux privés où les noms de domaines ne sont pas réellement les bienvenus.

En gros : ne vous embêtez pas avec cette notion. Il ne s’agit pas de l’état d’un site web après qu’il ait été hacké ou rendu indisponible. C’est une autre frontière que je vous inviterai bientôt à franchir.

Les extensions de nom de domaine

Que ce soit du .fr, du .com, du .io ou toute autre extension, choisissez ce qui correspond le plus à vos attentes. Ce qui doit dicter votre choix d’extension se résume à : la cible (française, internationale, geek, grand débutant, …) et l’éventuel jeu de mot que vous pourrez trouver :)

Je vous laissez aller farfouiller du côté de chez OVH et Gandi pour trouver votre nom de domaine idéal. Si vous le faites pour une marque, pensez cyber-squatting et n’hésitez pas à souscrire plusieurs noms de domaines !