Oui, uberiser la photo c’est bien le projet secret un peu caché de Picsario. Il y a une bonne chose à garder en tête, nous en avons souvent tous marre des clichés qui sonnent faux.

J’ai déjà écrit quelques articles concernant les banques d’images au top à utiliser à la place des banques trop connues vues & revues. Prenons un air sérieux, digne d’un trailer de film d’action américain et parlons un peu de Piscario.

[Voix off] Le règne du content marketing s’étend sur tous les écrans, le digital ne jure plus que par l’image. Et si pour alimenter cette folle cadence de contenus la solution venait de l’uberisation ? [/Voix off]

C’est bien cela le concept développé par Picsario : des images à la demande. Simple comme bonjour ? Oui et non, c’est pas si facile que ça en a l’air.

D’un côté des demandes, celles de blogueurs en quête de visuels, par exemple (je ne vise personne). Ou même combat avec les agences de communication dont le directeur artistique cherche une photo bien précise, une image qui illustrerait pile-poil le message du client. Et ça, sans avoir à la Photoshoper.

De l’autre côté, tous ceux qui peuvent fournir les images demandées. Oui, il y a quelques photographes qui arrivent à proposer leurs clichés suite aux demandes exprimées, aussi dingue que cela puisse paraître.

Car c’est bien cela le principe de Picsario : tout le monde peut répondre aux bouteilles lancées à la mer. Les photographes amateurs, les professionnels avisés, les instagrameurs, … Ceux qui sont disponibles pour créer l’image souhaitée.

Ce concept « entre particuliers » donne accès à une nouvelle approche de la recherche d’images, une alternative intéressante aux banques d’images encore trop stéréotypées (sauf celles juste ici). On peut facilement imaginer que les photos issues des requêtes Picsario auront davantage d’authenticité que celles vues et revues maintes fois sur la toile.

Ce projet développé par Simon Tripnaux sous le soleil de Nice vient de démarrer son activité par une plateforme web totalement adaptée aux mobiles. Par la suite, il est question de mettre en place une application mobile qui facilitera les transactions. Un peu comme FlickR qui le proposait il fut un temps.

Car les photos, les vidéos ou même les illustrations commandées sur Picsario ont la particularité d’être payantes. En fait, ce sont les demandeurs qui établissent à l’avance le budget max qu’ils sont prêts à payer pour une image. Les photographes peuvent envoyer une « preview » de leurs clichés, une image protégée par un watermark. Une fois la commande acceptée, le commanditaire règle son achat et le créateur encaisse sa rémunération. Elle est pas belle la vie ?

Amis développeurs, si vous y voyez une ressemblance avec https://www.codeur.com/, moi aussi, ne vous inquiétez pas vous n’êtes pas fous.

Parmi les fonctionnalités de Picsario, les photographes peuvent aussi mettre en vente leurs clichés à conditions qu’ils n’aient jamais été publiés et qu’ils ne soient vendus qu’une seule fois. Cette quête de l’originalité est une intention louable, qui ferait grand bien au web actuel.

Pour le moment la communauté semble encore restreinte à quelques agences de communication et créateurs de contenus. Mais j’ai bon espoir que cela décolle bientôt.

Bref, un projet sympa à suivre aussi sur Facebook : https://www.facebook.com/Picsario.crowdshooting