Développer pour les plateformes mobiles est un exercice intéressant mais aussi potentiellement dangereux. Il s’agit d’un développement différent de celui classiquement réalisé (sur machine ou web).

Vous voulez sûrement apparaître parmi vos applications favorites sur les différents marchés ? Ou vous avez tout simplement ce challenge que vous souhaitez relever ?

Dans tout les cas, il y a certaines règles spécifiques lors qu’il s’agit du design de votre application – en dehors de toute ligne de code.

Avant tout, vous devez savoir qui va utiliser votre application, où ils l’utiliseront, comment ils vont l’utiliser … Ecrivez les réponses à ces quelques questions, lorsque vous aurez fini vos réflexions, relisez vos réponses et vérifiez la faisabilité.

 

1. Choisissez la plateforme

La plateforme cible dépendra de vos futurs utilisateurs. N’amenez pas vos futurs accros sur une nouvelle plateforme, allez là où ils sont. Rappelez-vous :

Fish where the fish are

La plateforme avec le plus d’utilisateur est le web, si vous voulez vendre votre application, vous pensez sûrement à un marché d’application. Si vous avez besoin d’accéder à des API spécifiques, regardez avant tout ce qui est possible de faire avec les fonctionnalités natives de chaque type d’appareil.

Il n’y a pas de bonne réponse, la plateforme est un choix très simple et très complexe à la fois. Mais vous avez une aide précieuse : les réponses aux questions posées en début d’article. Que vous dit votre application ? Où doit-elle aller ?

 

2. Vous ne serez pas riche

Je ne vous recommande pas d’aller développer des applications pour devenir riche, vous y arriverez beaucoup plus facilement en allant dés maintenant au casino dépenser quelques euros. Nous avons tous entendus des histoires, ces fameuses success stories misent en avant par les médias.

Une histoire un peu triste existe également, celle des bonnes idées qui ne réussissent pas. Prenons Matt Rix qui a passé 7 mois à créer un jeu avec la volonté de surpasser Angry Birds. Il a réussi à avoir une communauté mais pas le succès attendu avec Trainyard (un puzzle game).

Il y a quelques semaines, Flurry a publié un rapport qu’il existe plus de 500 000 applications dans l’Apple Store et 350 000 sur l’Android Market. Être repéré ne sera pas facile (mais ce n’est pas impossible !).

 

3. Mettez du fun !

Ce n’est pas parce-que vous mettez en place une application de type « utilitaire » qu’elle doit être ennuyeuse. Donnez du caractère à votre création, amusez vos utilisateurs à la fois par votre contenu mais aussi par le design. Utilisez de beaux dégradés, une police agréable, utilisez des ombres pour faire ressortir les informations importantes … mettez vous en valeur via votre application ! Faites attention aux détails.

Vous pouvez suivre les guidelines des éditeurs et toujours avoir du plaisir à créer (autant qu’à utiliser sinon plus !).

 

4. J’ai des gros doigts

Sur un écran HD, pas de souci pour lire tout le texte que l’on souhaite, même chose pour cliquer sur le tout petit bouton. Par contre, impossible à faire sur un smartphone ou une tablette. Regardez vos doigts et imaginez que vos futurs utilisateurs ont les mêmes, mais deux fois plus gros. La taille minimale doit être de 45 pixels de haut et de large, pas plus petit, sinon personne n’arrive à appuyer dessus (ou alors, en s’énervant).

Prenez la personne de votre entourage qui a le moins l’habitude d’utiliser un smartphone et regardez la façon qu’elle a de s’en servir. Arrangez-vous pour la satisfaire et faites mieux : doublez vos efforts pour garantir une utilisation pour tous, de 1 an à 99 ans (Parkinson ou non).

 

5. Affranchissez-vous de la résolution

Travaillez en vectoriel, oubliez le pixel lors de la phase de création puis adaptez chaque graphique à son support final. Partez du principe que votre application est destinée au marché des tablettes puis réduisez vos images pour tenir sur un smartphone, l’inverse est une horreur graphiquement parlant.

 

6. Oubliez le manuel d’utilisation

L’un de mes souvenirs favori concernant les logiciels des années 90 est l’utilisation d’un acronyme : RTFM.

Read the fucking manual

Oubliez-le, pensez aux enfants susceptibles d’utiliser votre application. Gardez la simple, la plus simple possible. Si vous avez à mettre en place une gestuelle particulière ou des actions différentes de celles habituellement utilisées, placez à disposition une page d’aide facile à ouvrir.

Ce qui est addictif est simple, regardez Tetris ou Snake. Simple, terriblement efficace, ludique et toujours d’actualité !

 

7. C’est votre application, pas celle des utilisateurs

Faites vous plaisir avant tout, si l’application vous plaît, si elle vous séduit, si elle est faite pour vous alors vous avez gagné votre pari.

 

8. Ecoutez les quand même (vos utilisateurs)

Vos utilisateurs feront des retours par rapport à votre application. Ils vous en diront tout les défauts, toutes les qualités, les évolutions qu’ils aimeraient avoir … écoutez les.

En plus d’être des évangélistes en puissance, ils ont très souvent des idées géniales ou des utilisations incroyables de votre création. Ne réalisez pas toutes leurs demandes, restez fidèle à vous même et à votre projet, mais soyez attentif.

 

9. Prototypez !

Réaliser un prototype est un excellent moyen de se tester avant de se lancer dans la production d’une application. Que ça soit directement sur le papier ou via un logiciel, utilisez votre côté artistique avant votre côté développeur. Peut importe le support choisi, cette étape vous permettra de visualiser votre application. Mais aussi de la tester et de la faire tester.

Vous avez ainsi la possibilité d’avoir votre application de A à Z sans avoir fait une seule ligne de code. Le code source change et doit s’adapter aux plateformes, pas votre prototype. C’est un gain de temps non négligeable.

 

10. Un monde meilleur

Foncez avec votre idée, vous avez passé trop de temps à lire cet article. Il est dur mais aussi excitant de voir que les idées ne sont pas bloquées dans la tête. Faites en cadeau au monde : créez les !

Il est facile d’être bloqué, paralysé par la peur de ne pas réaliser une chose parfaite dés le début. Mais personne ne peut réussir parfaitement du premier coup, mais si on essaie ça ne marche pas comme ça. L’avantage d’une bonne base, c’est qu’on peut toujours l’améliorer.

 

Les designers et développeurs ont un pouvoir immense sous leurs doigts, ils peuvent créer quelque chose qui affectera non pas seulement nos vies, mais la vie des autres aussi.

Alors si ensemble vous pouvez faire en sorte que la vie soit un peu meilleure, un peu plus simple et en même temps régler quelques petits soucis, alors vous avez fait quelque chose de bien. Quelque chose dont vous devez être fiers.

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