Pendant longtemps, Evernote a été mon outil favoris pour gérer l’ensemble de mes notes éparpillées dans pas mal de carnets. Il y eu aussi Notes d’Apple, mais trop simpliste pour certaines tâches. Puis est venu Google Keep, qui apportait une complémentarité à la famille des Google Apps.

Mais l’ensemble de ses solutions n’avait que pour effet bénéfique que de me permettre de perdre certaines informations et une certaine envie d’écrire.

Evernote en est le principal fautif. J’étais un réel fanboy qui a été déçu par de nombreux choix stratégiques de la marque.

Je ne ferais pas un procès de l’outil mais je me servirai plutôt de ses défauts pour parler de Bear.

Clarté et fluidité

Avec le temps, le mastodonte prenant du poids, il devenait compliqué et fastidieux de démarrer l’application pour y prendre ses notes.

Ce qui est l’inverse total de Bear, qui offre un minimalisme tant recherché et rarement trouvé. L’interface est épurée tout en étant agréable à utiliser.

Le lancement d’un outil de gestion de notes doit se faire en quelques secondes au risque de frustrer tout utilisateur désireux de consigner par écrit ses pensées : poids plume indispensable.

Bref, maigrir ça fait du bien.

Markdown mon amour

Cela fait plusieurs années que j’utilise Markdown autant que possible. Ce formatage de texte me permet de gagner en efficacité en effaçant toute trace de mise en forme ennuyeuse avec les interfaces WYSIWYG.

L’intégralité de la gestion du texte se fait par le texte. Si vous ne connaissez pas encore cette façon d’écrire, je vous conseille de vous plonger dans de saines lectures à commencer par Wikipédia qui explique (vraiment) simplement l’intérêt.

Pour ceux qui restent sceptiques, voici mon seul argument qui reste valable au fil des années : j’ai un besoin vital de pouvoir migrer mes écrits d’une plateforme à une autre facilement et de ne pas être bloqué par un format propriétaire de fichier.

C’est là où j’avoue exécrer le formatage de fichiers avec Word par exemple. Là où une suite bureautique est indispensable pour afficher un malheureux menu de cantine avec pour toute mise en forme du gras et de l’italique, le format texte avec Markdown peut être ouvert avec n’importe quel éditeur de texte le plus basique possible (même votre console Unix).

Autre argument fort que j’ai régulièrement : la gestion des images. Et bien en fait, ce formatage de texte permet d’inclure des images. Il suffit d’un lecteur sur votre machine ou en ligne pour les voir.

Concernant ceux qui vont argument sur leurs présentations PowerPoint ou Keynote, Markdown permet également de vous lancer sur cette piste. En revanche, il s’agit de bien pénibles actions sur vous n’êtes pas aidés d’un logiciel qui vous aide un peu. Je teste depuis quelques mois Deckset, j’en ferai un article sous peu. Je conseille toutefois cette utilisation pour de la présentation en live et rapide. Pas pour des documents type devis / recommendations stratégiques / …

Bref, Markdown c’est super cool.

Réelle utilisation multi-devices

Avec l’utilisation de la sauvegarde permanente (comme beaucoup de produits SaaS), il est possible de commencer une note sur un support et de le continuer instantanément sur un autre.

Je commence souvent mes notes sur le téléphone avec de passer sur l’iPad ou mon MacBook. Tout se complète de façon optimale et sans friction. Ce qui ne m’arrivait pas toujours avec Evernote ….

L’autre raison de cette réussite est l’utilisation de Markdown qui permet d’être sûr que le rendu sera identique peut importe le support de consommation suivant.

Bref, l’ubiquité c’est sympa.

Catégorisations par hashtags uniquement

Là où j’empilais les dossiers dans n’importe quel ordre, je ne fais maintenant que reprendre les bonnes pratiques des réseaux sociaux et des CMS : plus de tags, moins de pertes.

Il est bien plus simple d’ajouter un petit dièse que de chercher dans quel sous-dossier il faut ranger la bonne information au bon endroit.

Bref, hashtag is the new folder.

Interface utilisateur et expérience utilisateur

Il est bien une chose que Evernote a définitivement perdu au fil des années : son expérience utilisateur qui en faisait sa force.

Nous sommes tous passés d’un outil simple qui permettait de faire beaucoup, à un outil permettant de faire trop de choses qui est complexe.

L’atout majeur était la liberté totale sur ce que pouvait devenir votre propre Evernote. Pas de limite imposée ni de façon de travailler. Maintenant, si vous ne vous imposez pas une rigueur absolue, il devient compliqué de ne pas se perdre.

Les points de frictions sur l’interface sont trop nombreux. La fameuse du question du « comment on fait ça déjà ? » revient régulièrement. Ainsi que « je sais que c’est possible de faire ça, mais comment ? ».

Côté Bear, il y a une redécouverte de ce principe : il n’y a pas grand chose d’indiqué, faites comme bon vous semble, c’est une application de prises de notes.

Là où Evernote s’est perdu dans son mode présentation, de messagerie instantanée, de travail collaboratif (qui ne marche pas, faute à la synchronisation faiblarde) … Bear revient aux choses simples : écrire facilement et efficacement.

Bref, K.I.S.S.

Bear, tout simplement

Lorsque d’un côté on se retrouve avec une myriade de possibilités et de l’autre une quantité sûre de choses qui fonctionnent, le choix est vite fait.

Ici pas de « un jour ça marchera bien », mais plutôt du « on sait de quoi on parle ».

Si vous cherchiez une façon élégante, pratique et légère de prendre vos notes avec vous et de les chouchouter … Vous l’avez sûrement trouvée.

Concernant la partie compliquée que l’on risque de soulever, l’import des notes de Evernote vers Bear, il y a une notice explicative. Oui, même la FAQ est bien réalisée.

Bref, coeur sur toi Bear.

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