Petite réaction à chaud (ou légèrement tiède diront certains) concernant l’achat du service Instagram par le géant Facebook pour la somme d’un milliard de dollars.

A l’annonce de l’entrée en bourse du réseau social préféré des terriens, Facebook a créé l’évènement, une attente, une frustration, de l’excitation. A fur et à mesure, les spéculations deviennent de plus en plus précises et perspicaces. Il est certain qu’un géant tel que le fruit de Mark Zukerberg a tout pour faire du bruit à chacun de ses pas. N’hésitez pas à lire l’annonce écrite par Mark en personne sur son mur Facebook. Concernant Instagram, c’est le CEO de l’application qui en parle sur le blog officiel.

Instagram de son côté est une start-up qui a pris le temps de grossir et de devenir une référence. Application iPhone et Androïd de prise de photo avec application de filtres, ce réseau social de partage a su se développer une communauté très active d’utilisateurs et de développeurs indépendants. Depuis ses débuts en 2010, Instagram compte désormais plus de 13 millions d’utilisateurs actifs. 7 salariés et 1 800 photos toutes les 30 secondes : un beau succès.

Le principe est simple, on utilise l’application pour prendre un cliché puis on partage sur Facebook, Twitter, ou Tumblr. Cette photo est taguée avec une description et une localisation.

A l’image de Pictulize, ce service peut prétendre à servir de base d’images aux journalistes en manque d’illustrations pour leurs articles.

C’est sûrement ce qui pousse Facebook a prendre sous son aile cette start-up. Imaginez un réseau social ayant des utilisateurs, avec un historique conséquent d’images partagées et un fort pouvoir affectif de la part des utilisateurs.

Prenons le cas de Facebook qui permet aux internautes de partager des photographies sur stockées sur ses serveurs, pour le moment elles ne sont pas géolocalisées et ne permettent pas d’être utilisées rapidement par les journalistes à cause de leurs caractères privées.

En rendant publiques les partages des photos, en permettant de recentrer de façon géographique et temporelle les images et en mettant à disposition une plateforme de mise en relation facile des utilisateurs et consommateurs, Instagram par Facebook est à coup sûr un futur succès commercial.

Il suffit de regarder les applications de partage tiers créés autour d’Instagram, simples et efficaces elles permettent de décupler les possibilités du service (Instagrille, Histamatic, …).

Nous sommes en présence d’une opération originale, spéciale et inattendue de la part du géant de Palo alto. Un milliard de dollars pour une start-up sans business model viable : coup de pub ou éclair de génie ? La « phase de test » de 2010 à 2012 a permis de statuer sur un service gratuit sans bénéfice direct. Est-ce une nouvelle façon de voir une solution à la crise ?

Instabook / Facegram, bientôt votre application favorite ou application détestée ? 😉

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