Ouvrez un nouvel onglet dans votre navigateur. Partez en direction de votre site fétiche, regardez bien la palette de couleurs utilisées sur la page. Y voyez-vous du noir ? Un beau #000000 dans le code source ?

C’est sûrement l’oeuvre d’un graphiste bien intentionné. Mais peut-être pas tant que ça.

Tournez la tête, regardez par la fenêtre. Cherchez un objet, une zone, une ombre … de la couleur noire. Vous l’avez trouvé ? Vous êtes sûr ? J’y vois plutôt une nuance de noir.

Faites l’exercice avec une oeuvre d’art, ou même un magazine. Approchez votre oeil du support, qu’y voyez-vous ? Une couleur qui tend vers le noir, mais qui n’en est pas.

Joconde

En faisant quelques expériences avec Photoshop, j’ai tenté de partir à l’assaut du meilleur taux de compression pour certaines de mes photos.

J’y ai vu quelques petites choses étonnantes. Avec les fichiers sources, non compressés, le noir était la seule couleur aux abonnées absentes. Après compression, les zones les plus sombres en étaient remplies.

Une légère aberration au final pour ceux qui tiennent à ce qu’une oeuvre d’art reste telle qu’elle est, intacte.

Mes photos sont loin d’atteindre ce statut, je cherche plutôt à transmettre les couleurs telles qu’elles étaient capturées.

Mais la photographie est peut-être un exemple mal choisi pour parler de web. Je préfère prendre certains sites en exemple, et regarder ce que mon oeil arrive à capter.

L’oeil humain aime les nuances, il est assez perturbé par le choc des aplats de couleurs basiques (vous savez : rouge, vert, bleu). Il aime bien avoir à « sentir » les émotions entre plusieurs nuances de rouge, d’orange, de jaune …

Imaginez De Vinci sous Paint !

Tentez également l’expérience du musée (oui, il faut de temps en temps). Dirigez-vous vers quelques oeuvres et repérez les zones sombres. Voyez-vous un noir absolu ? Un noir du web ? Un #000000 ?

Remarquez, ça marche aussi pour le blanc parfait, le #FFFFFF de notre palette hexadécimale.

Partons à l’assault de Facebook par exemple.

FacebookColors

Il n’y a pas de noir absolu. Les nuances s’en rapprochent parfois beaucoup, sans pour autant s’y rendre totalement.

N’hésitez pas à visiter les galeries de sites web, comme par exemple CSS Design Awards, AWWWARD ou encore Very Nice Sites. Les aplats de noir « parfaits » n’y sont pas, pourtant les créations y sont très agréables à utiliser.

Au contraire, si nous tombons sur un site avec du noir en fond, notre oeil à tendance à tiquer quelque peu. Non pas jusqu’à refuser de lire son contenu. Mais à être légèrement rebuté par son agressivité.

Nous aimons ce qui est visuellement agréable. Ce qui beau, pratique, utilisable. Continuons sur notre lancée et arrêtons d’utiliser les couleurs impossibles à reproduire au quotidien, IRL (In Real Life).

Continuons à rendre la diffusion d’informations par les écrans plus agréable. Ça passe aussi par le bon choix de sa gamme de couleurs !

Amis graphistes et amis du bon goût, qu’en pensez-vous ? 😉

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