Les bonnes vieilles pratiques ne fonctionnent plus forcément désormais. De grands changements de mentalités, pratiques, situation économique … Beaucoup de facteurs influent désormais sur le lancement de nouveaux projets et vous en souffrez directement. Vous avez monté un dossier complet, réalisé des études, une veille précise, mené un travail de fond pour justifier votre projet et maintenant vous avez peur d’essuyer un non catégorique.

Voici quelques pistes pour défendre votre projet et lui donner vie !

1. Pédagogie, pédagogie, pédagogie

Nouvelles technologies, nouvelles pratiques, nouveaux interlocuteurs : votre supérieur est résolument déstabilisé ! Accompagnez-le dans vos démarches d’utilisation du nouveau web. Les influences de la génération Y se font de plus en plus sentir dans la mise en place de projet.

De nombreux dirigeant ne sont pas encore au fait de la valeur de l’information sur Internet. Ce n’est qu’une autre fenêtre parmi les logiciels métier, pas encore un outil majeur pour la valorisation de l’entreprise.

Avant de vous lancer dans l’explication technique ou budgétaire de votre projet avec votre chef, prenez le temps de cerner ces connaissances sur le sujet que vous allez aborder. Il s’agit de mobile ? Discutez autour d’un café des avantages d’Android, de l’iPhone 4S, des évolutions de BlackBerry … C’est à propos de tablettes tactiles ? Ramenez la votre et laissez jouer votre chef avec elle. Mettez le en confiance avant d’attaquer dans le vif du sujet.

Préférez perdre 1 semaine à préparer le terrain plutôt que de vous préparer à prendre la porte.

 

2. La valeur d’Internet

Votre projet se sert des connexions à des flux d’information sur Internet? Faites un schéma, ne perdez pas de temps à expliquer dans un Word par des centaines de mots barbares (flux rss, webservices, transferts ftp, tâches CRON, …).

Servez-vous des infographies existantes et faites réaliser la votre au besoin ! Le point le plus important est de mettre en avant les relations entre votre outil, Internet et la stratégie commerciale en place.

N’oubliez qu’un projet ne pourra être lancé que s’il est viable, rentable et … justifié pour les décideurs 😉

 

3. Utilisez les « consomacteurs »

Nouvelle tendance également : vos consommateurs reviennent vers vous non plus en râlant, mais en râlant et vous expliquant pourquoi !

Gros changement, vous avez maintenant intérêt à demander directement à ceux qui achètent ou loue vos services / produits. Au lieu de constituer un panel restreint de consommateurs, créez un espace d’échange de l’ensemble de vos clients : une page fan sur Facebook, un forum sur invitation …

Internet est un canal qui sert de levier à la vente, à la R&D mais surtout à votre service client.

Valorisez les retours, ces informations valent de l’or, sachez vous en servir.

 

4. Le web d’aujourd’hui est un web social

Dans votre dossier, indiquez que réaliser une action isolée sans motivation sociale n’est pas viable. Il faut penser web social.

Vos clients sont vos meilleurs vendeurs. Prenez le temps d’expliquer ce qu’est le web social : blogs, forum, réseaux sociaux, commentaires sur les app stores, …

En vendant le côté social du webmarketing, vous vendez une possibilité de recruter gratuitement de nouveaux évangélistes (et vendeurs !).

Impliquez-vous personnellement dans l’accompagnement à la compréhension et l’utilisation du web social, votre avenir se joue également sur ce « canal« .

 

5. Rien de mieux qu’un test !

Il reste une part de flou ? Ce n’est pas grave, indiquez-le. Montrez votre prévisionnel et dites tout simplement que pour le vérifier, il vous faut un minimum de moyens pour lancer une campagne test.

Si celle-ci fonctionne (merci le web social), votre dossier se renforcera et deviendra encore plus indispensable. Votre défi n’est plus de proposer un projet, mais de rendre évidente sa mise en place. De démontrer qu’il n’est pas trop tard pour être précurseur sur le sujet que vous défendez.

Cherchez des financeurs, partenaires, volontaires et lancez vous dans l’aventure du test à moindre frais !

 

Ces quelques points peuvent changer un non en oui. Profitez-en pour habiller votre dossier, vendez-le au lieu de le déposer sur le bureau de votre N+1. Agissez comme si vous étiez un commercial qui vend un aspirateur, rendez sexy votre dossier, rendez-le indispensable. Au pire, si le non persiste, vous aurez marqué des points et votre prochaine tentative deviendra sûrement un oui.

Avez-vous d’autres conseils à donner pour transformer les « non » en « oui » ? 

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