Habituellement, je ferme grandement ma gueule sur ce qui se passe sur la toile. Je râle dans mon coin sans embêter personne. Ou alors, juste un tweet, mais comme ça, en passant.

Toutefois, à force de lire des contenus hautement débiles et gratuits, je commence à perdre patience.

Entre trolls qui me permettent de me détendre le temps d’une après-midi :

@kxrz alias le suce-boule militant de @Elysee se donne le droit seul de critiquer, voir vomir sur les boites des autres (voir ma #TL).#UnOUF

— WebGuru (@DataNewser) March 31, 2015

Et réels boulets des Internets tels que nos amis de chez @CeraInteractive qui (entre autre) se permettent de passer outre toute notion de droit d’auteur :

Comment une agence a préféré plagier mon illustration que respecter mon droit d’attribution http://t.co/Jr6VkGgx6T pic.twitter.com/c4vpzqGpug

— Inpixelitrust (@inpixelitrust) April 7, 2015

J’en perds un peu mon Lorem Ipsum …

D’ailleurs, ceci est un article dédié à leur sens de l’humour et de l’engagement dans une cause forte. Car mine de rien, ils ont tout de même réussis à tenter le bluff. Souvenez-vous, c’était il y a un mois :

http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/03/03/societe/lagence-de-com-cera-interactive-se-tire-balle-dans-le-pied-sur-le-net/http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/03/03/societe/lagence-de-com-cera-interactive-se-tire-balle-dans-le-pied-sur-le-net/

Au passage, leur tweet a été supprimé, beau geste.

Le truc qui m’indigne –oui, j’utilise parfois ce terme– c’est cette justification dans leur « Dossier SEO – Bad Buzz : Analyse anthropologique et comportementale » (je cite) :

Comprenez bien que nous sommes confrontés, en tant qu’agence de communication spécialisée dans le référencement sur internet, justement à des demandes de sociétés concernant l’e-reputation et notamment la gestion de crise en cas de bad buzz.
Nous n’avions jamais pu analyser de façon « scientifique » l’impact d’un bad buzz en termes de référencement web, d’image, de performances commerciales… etc. Nous avons donc essayé de provoquer de façon délibérée un bad buzz de diverses façons depuis quelques temps ; cette fois-ci celui-ci est allé au-delà de nos espérances.

Et surtout cette punchline digne d’un bon Expendables :

Pour vous remercier de votre collaboration à tous, internautes, bien évidemment, nous publions ce dossier exclusif en contenu libre d’accès et gratuit.

Comment une agence peut-elle se permettre le fait d’agir comme de vrais cons en tentant de retourner leur veste façon « c’était pour votre bien et l’intérêt de la science » ?

Je suis très probablement con moi aussi : à ne pas comprendre la démarche, à ne pas comprendre que jouer avec le feu c’est surtout se brûler (maman me l’avait dit), qu’à devenir un troll on en oublie parfois qu’être humain c’est pas si facile … Que faire une enquête ce n’est surtout pas au détriment de personnes, d’individus, de sentiments ou même d’amour-propre.

Alors oui, je suis tatillon, je suis chiant, je ne suis pas grand chose dans le petit monde du web. Mais je reste une personne qui estime avoir le droit de dénoncer ces pratiques indignes d’une agence web.

Si vous me lisez Cera Interactive, sachez que je suis honoré du temps passé sur ce maigre article. Ce dernier n’a aucune vocation à part dire que je ne suis pas d’accord avec vos pratiques.

Prenez-le avec votre légèreté légendaire si vous le souhaitez, mais sachez que je ne suis pas le seul à penser que vos pratiques ne doivent pas avoir lieux, que le rôle d’une agence est de montrer un tant soit peu le bon exemple.

 

Visuel du troll montagnard via Shutterstock

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