Petit billet rapide sur un point qui revient bien souvent en période estivale. Quittes à tomber dans le cliché : c’est la saison des recrutements de stagiaires à qui certains donnent la responsabilité d’assurer la notoriété d’une marque sur Internet.

Ces nouveaux venus ne connaissent peut être pas encore les différences des différents réseaux sociaux, les codes à respecter, les bonnes pratiques … ou encore pire : ils ne connaissent pas encore assez l’entreprise pour qui ils travaillent.

Du coup, régulièrement, des questions assez abstraites apparaissent :

  • Je dois aller où pour avoir des fans ?
  • Mon boss veut avoir plein de like, comment faire ?
  • Ma boîte n’est pas sur Facebook, c’est grave ?
  • Facebook c’est là que je dois aller ? Y’a rien d’autre ?

Je passe volontairement les meilleures questions pour en faire un (court) paragraphe.

Ce qui revient chaque jour, c’est la réflexion suivante : « ça sert à rien d’aller sur Google+, c’est une ville fantôme, personne n’y va ».

J’emprunte à Norman son fabuleux « faux ! », par rapport à ce sempiternel combat de celui qui aura la plus grosse.

Lorsque j’explique les réseaux sociaux, je prend souvent le parallèle avec un repas ou un apéro. Discuter à 4 ou 5 c’est assez facile, les interactions sont fréquentes, rapides, faciles. Si on fait la même chose avec 10 fois plus de personnes, ça devient compliqué en tant qu’hôte de la soirée de voir tout le monde. Imaginez avec 1000 fois plus. C’est un peu ça les réseaux sociaux.

Du coup, je pense que vous voyez où je veux en venir. Un réseau social qualifié de fantôme uniquement par son volume d’utilisateur, c’est bullshit.

Comparer les fonctionnalités, les usages et buts des plateformes sur leurs volumétries, c’est un peu comme comparer une Twingo et une Ferrari. Deux voitures bien trop différentes pour que ça en vaille la peine.

Prenons le pli de comparer le ROI atteignable suivant les moyens que l’on souhaite y consacrer. Peut être que votre société a tout intérêt à aller sur un réseau social inconnu pour être vu par ses prospects (et les transformer en clients).

Lâchons les gros mots, c’est comme ça que fonctionnent souvent les regroupements de personnes (associations, clubs privés et consorts).

Pensons rentabilité, ouvrons nos esprits, acceptons la concurrence saine et arrêtons de comparer les tailles. Comparons l’intérêt, la rentabilité et les interactions.

C’est bien plus intéressant non ?

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