Je suis sûrement le bon sujet d’expérimentation pour cet article. Mon iPhone ne me quitte que rarement.

Non pas qu’il soit greffé à mon oreille (loin de là, je ne suis pas fan des discussions dantesques par micro interposé), mais plus par rapport au fait qu’il soit souvent à proximité.

Pas forcément dans l’attente d’un appel ultra-urgent, je m’en sers surtout pour ses autres fonctionnalités.

Le téléphone ne devrait même plus être appelé de cette façon. Devenu couteaux-Suisse moderne pour l’utilisateur-moyen bien connecté, la partie « appel » en devient une utilisation mineure.

Je le vois bien, au quotidien mon téléphone se transforme surtout en GPS, baladeur musical, appareil photo ou encore post-it numérique.

Ce qui amène une vraie dépendance mine de rien.

J’en arrive à m’affoler lorsque je vois que ma batterie fond en flèche, que mon train n’a toujours pas de prise de courant, que le réseau est absent là où je me trouve, que je n’ai plus de place pour stocker mes nouvelles photos …

Le pire, c’est qu’il n’arrête pas de vibrer. Pas pour des appels.

Mais pour des notifications, évidemment indispensables : nouveaux tweets, messages sur Facebook, emails en pagaille, nouvel abonné sur Spotify, rappel de calendrier connecté pour les anniversaires des nombreux « virtual friends » et ainsi de suite.

Une pollution extrême du temps de cerveau disponible au final. Les applications de nos smartphones nous permettent un nombre d’interactions incroyables avec des personnes dans le monde entier. Mais pour quelle finalité ?

Il faut savoir décrocher (sans jeu de mot …)

Ce qui me rassure, c’est lorsque je prend le métro, le train ou que je me rend dans des lieux publics. Je vois bien que je ne suis pas le seul, loin de là.

Le smartphone, un mal pour un bien ? Franchement, je n’en sais rien, et ça me va comme situation !

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