Qu’est-ce qu’une entreprise ? Un ensemble d’individus connectés, tous travaillant main dans la main pour avancer (pas toujours dans le même sens mais c’est une autre histoire). Il est fréquent de voir les entreprises s’imposer comme mode de vie, et d’entendre des proches -ou de s’entendre- dire « nous on fait », « la boite et moi », ou encore : « je fais ça en ce moment ».

Le sentiment d’appartenance est de plus en plus ancré, les individus ne travaillent plus pour une entreprise, ils travaillent avec. Et cela se ressent fortement sur la toile. La dématérialisation des interactions entre individus accentue les différences et les similitudes entres individus.

Les réseaux sociaux via le web2.0 sont de plus en plus présents dans les relations individu-travail. Que cela soit dans la recherche d’emploi, dans le recrutement, ou dans la pure veille. Un réseau social peut être défini comme un groupe reliant entre eux les individus sur des critères tels que : origine, centre d’intérêt, point de vue, besoin, …

Ces différences ont fait exploser le nombre de réseaux sociaux :

  • Personnels : Facebook, MySpace, Twitter, …
  • Professionnels : LinkedIn, Viadeo, réseaux de spécialistes métiers, …
  • Thématiques : extension du principe des forums (animaliers, musicaux, religieux, …)
  • Multimédias : Dailymotion, Vimeo, YouTube, …

 

Pour une entreprise, la question à mettre en avant est : comment faire pour que ce réseau social me permette d’atteindre (et dépasser) mes objectifs ?

Il est important de repositionner quelques facteurs clés de succès (vous pouvez aussi vous inspirer des bonnes pratiques dans l’article : « Gestion de communauté : pourquoi ?« ) :

  1. Respecter les codes mis en place (comportement, langage, règles, …)
  2. Rester simple & transparent vis-à-vis du mode de fonctionnement
  3. « Participer » et non « utiliser »
  4. Ne pas imposer une organisation / un rapport de force
  5. Personnaliser le contenu

1. Respecter les codes mis en place

Les erreurs les plus fréquentes sont de reprendre les process de communications classiques, sans les adapter au média utilisé, et surtout sans tenir compte de la cible. On ne communique pas de la même manière sur Facebook en tant que page qu’en tant que profil personnel. De même, le support est important : Twitter, Facebook, Skyrock, Foursquare, MySpace et les autres sont des supports différents avec des utilisateurs différents.

Ils sont leurs propres codes qu’il faut intégrer pour mieux les utiliser. Ce qui amène au deuxième point.

2. Rester simple

En intégrant les codes & règles des réseaux, vous deviendrez un spectateur du réseau sur lequel vous vous positionnez. L’étape suivante est de devenir un acteur de ce réseau. Pour ce faire n’enfilez pas un costume spécifique, restez vous même, ou restez le produit que vous représentez.

Par exemple, si vous êtes sur un réseau pour représenter un produit destiné aux jeunes, adoptez leur langage, leur manière d’agir, devenez non pas une entité mais l’un des leurs. En revanche, si votre communication est strictement corporate, adoptez le ton classique mais n’oubliez pas que les réseaux sociaux sont mis en place pour rapprocher les individus. Le tout est de donner envie d’agir et de réagir à vos publications / actions.

3. Participer et non utiliser

De plus en plus souvent le terme « utiliser » est mis en avant pour évoquer la présence sur un support de communication. L’intérêt du web2 est de pouvoir devenir un réel acteur, apportant un point de vue, répondant aux critiques et produisant du contenu. Il est courant de confondre les deux utilisations :

  • Utiliser : Au sens premier, il s’agit de se servir de quelque-chose, de profiter d’un outil, de consommer / exploiter
  • Participer : Prendre part, tenter de donner un rôle concret à un ensemble d’individus ou d’actions, compléter

4. Ne pas imposer un rapport de force

Le défaut principal d’un réseau social sur internet est sa facilité d’accès. Il faut donc adapter son discours et ses procédés au plus grand nombre, même si cela est contraignant, vous forçant à reprendre votre discours commercial.

Imposer son avis ou ses intentions est rarement favorable lorsqu’on communique vers une grande audience. Les livres et études en management vous le confirmeront, le principe de la « grande gueule » a rarement sa place dans une communication de masse. Je suis volontairement provocateur en utilisant ce terme. Il vaut mieux faire profil bas et être réellement à l’écoute des internautes plutôt que de les éviter ou être moralisateur. Le bad buzz est rapidement lancé lors du mécontentement d’un petit groupe d’individus.

5. Personnaliser le contenu

Votre contenu est unique (ou s’il ne l’est pas, il doit le devenir), il corresponds à votre identité, vous en êtes fier et souhaitez le montrer au plus grand nombre, c’est humain et très naturel. Mais c’est à éviter.

Prenez le temps de personnaliser pour chaque groupe d’internaute, chaque réseau social, chaque produit, … vos informations. Ne tentez pas de communiquer que pour la masse, communiquez aussi pour Madame Michu qui souhaites tout savoir de vous, et qui ira en discuter avec 10 de ses amies, et ces 10 là également, et ainsi de suite. Prenez exemple sur la publicité comportementale (bon dossier de présentation par Criteo -leader sur le marché- disponible sur leur site).

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